Mines : Premier certificat de la CIRGL pour Kalindi au Sud-Kivu.

Lundi, 10 Février 2014 11:44 OKAPI
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coltan1La Conférence internationale sur la région des grands lacs (CIRGL) a certifié, vendredi 7 février, les minerais du territoire de Kalindi au Sud-Kivu. C’est le tout premier certificat minier de la cette organisation sous-régionale délivré aux mines de la province.

Avec ce certificat de la CIRGL, seules les mines du territoire de Kalindi pourront désormais exporter leurs minerais.

En août 2012, la Securities and exchange commission (Sec) au département d’Etat américain avait publié une règle exigeant aux entreprises américaines qui utilisent le tungstène, le tantale, l’or et l’étain pour fabriquer leurs divers produits d’assurer et de rendre public l’origine de ces minerais. Cette loi devrait être d’application d’ici le 31 mai 2014.

Les minerais produits dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu étaient frappés par cette mesure, étant donné que beaucoup de sites miniers étaient sous contrôle des groupes armés.

Bien avant la délivrance du certificat de la CIRGL, les entreprises minières utilisaient l’ancien certificat appelé certificat d’origine pour l’exploitation des minerais dans l’Est de la RDC.

Pour le président de la société civile du Sud-Kivu, Décartes Mponge, la CIRGL n’aurait pas suspendu le certificat d’origine. Il estime que la suspension de l’ancien certificat présente un risque sur les plans économique et sécuritaire au Sud-Kivu.

« Beaucoup parmi les ex-combattants par exemple les Raïa Mutomboki et les différents groupes armés se versent maintenant dans l’exploitation minière après leur auto-démobilisation », explique-t-il.

Selon lui, la population sera encore en danger si les minerais ne sont pas achetés ou exportés.

« On va assister à un embargo de fait et ça risque d’entacher le processus de pacification. Mais aussi, si on suspend la vente ou l’exportation des minerais parce qu’il n’y a pas de certificat d’origine ou bien en attendant le certificat CIRGL, il y a ce risque là que nous ne puissions plus avoir des devises au niveau de notre province et c’est très dangereux », a affirmé Décartes Mponge.

Il a pensé qu’il était important de soutenir la demande du gouvernement provincial qui sollicitait un moratoire de six mois « avant que les autres efforts ne soient fournis pour qualifier les autres sites miniers aux exigences de la CIRGL ».

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